Carte blanche au sculpteur William Sweetlove

Carte blanche au sculpteur William Sweetlove
© W. Sweetlove, parc Fénelon musée Matisse Le Cateau Cambrésis, photo Département du Nord D. Lampla

Une découverte du parc Fénelon du musée Matisse sous le prisme du sculpteur William SWEETLOVE et du
photographe Bart RAMAKERS

 
A l’occasion de la Nuit européenne des Musées 2019, de drôles de géants investiront le parc Fénelon, jardin
emblématique du musée Matisse. Les sculptures rouges et démesurées de l’artiste belge William Sweetlove
sont des clones invitant à réfléchir sur les conséquences du réchauffement climatique et l’empreinte laissée
par l’Homme dans la nature. 8 photographies de Bart Ramakers viendront ponctuer le parcours des oeuvres
qui resteront jusqu’au 31 décembre 2019.

 
Contexte

Sensibiliser les citoyens à une démarche d’environnement durable

 
En 2019, le musée Matisse souhaite fédérer l’écologie et l’art en proposant une première carte blanche au
sculpteur William Sweetlove et au photographe Bart Ramakers. Les huit sculptures monumentales de
l’artiste et les 8 photographies proposent un espace pour habiter poétiquement le parc Fénelon du musée et
y déployer un message conscient autour des problématiques de climat, de consommation, de subsistance à
l’échelle de la planète. William Sweetlove, né à Ostende en Belgique en 1949, est un artiste postmoderne qui
s’interroge sur l’idée de l’art et de la culture. Cet artiste non-conformiste créé des assemblages montrant son
sens unique de l’imagination. Son oeuvre reflète sa réaction ironique face à l’omniprésence de la petite
bourgeoisie. En 2003, William Sweetlove rencontre un collectif d’artistes du Nord de l’Italie : The Cracking Art
Group. Ils ont en commun une base spirituelle dadaïste, surréaliste, Pop Art. Cela aboutira à une remarquable
collaboration sous le nom de "Cracking Art loves William Sweetlove". Le matériau de base de son travail est une
sorte de plastique, produit par une réaction thermo chimique, dans une huile naturelle.

 
Le parc Fénelon, un enjeu de la nouvelle politique culturelle du musée Matisse


Dans son nouveau Projet Scientifique et Culturel, le musée Matisse positionne son parc d’1,3 hectares bordé
de tilleuls tricentenaires au coeur d’un nouveau dispositif de politique d’exposition de sculptures
contemporaines monumentales. Un musée à ciel ouvert, tel un instrument de la citoyenneté pour :
- accompagner la prise de conscience citoyenne autour de la préservation de son environnement comme
espace de ressource limité et de bien-être ;
- regarder, comprendre et vivre la nature comme un écosystème qui relie les hommes entre eux ;
- découvrir une approche sensible, dans le champ de l’éducation à l’environnement ;
- créer du lien intergénérationnel, de la graine au tuteur, collaboratif, un savoir qui rhizome,
- prendre soin de soi et de son environnement,
- se mettre soi-même en situation de création au sein de la nature, pour intégrer personnellement la
démarche.


Le lancement de l’exposition dans le parc est conjoint avec la nuit européenne des musées.
William SWEETLOVE y apporte ses réponses aux nombreuses préoccupations de Matisse sur la nature.
Matisse interrogeait sa place d’artiste et d’homme face à la nature.

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« La couleur ne nous pas été donné pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que
nous puissions exprimer nos émotions. Henri Matisse
« Le secret de mon art – il consiste en une méditation d’après la nature. »
« Aujourd’hui il me semble que nous vivons dans une période de fermentation qui promet
de produire des oeuvres importantes et durables. » Henri Matisse

 

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« Tout est neuf, tout est frais comme si le monde venait de naître. Une fleur, une feuille, un caillou, tout
brille, tout chatoie, tout est lustré, verni, vous ne pouvez-vous imaginer comme c’est beau ! Je me dis
quelquefois que nous profanons la vie : à force de voir les choses, nous ne les regardons plus. Nous ne leur
apportons que des sens émoussés. Nous ne sentons plus. Nous sommes blasés. Je me dis que pour bien
jouir, il serait sage de se priver. Il est bon de commencer par le renoncement, de s’imposer de temps en
temps une cure d’abstention. Turner vivait dans une cave. Toutes les huit jours, il faisait ouvrir brusquement
les volets, et alors quelles incandescences ! Quels éblouissements ! quelle joaillerie ! »

 

 

Bart Ramakers

Découverte de 8 photographies

En contrepoint des sculptures monumentales de Sweetlove, le photographe invite le visiteur dans son
univers onirique.
Il photographie des scènes pittoresques reflétant la «condition humaine». Il mélange des fragments de
mythes et légendes, des évangiles et des contes de fées, des opéras et des classiques du film à de nouvelles
histoires, dans une quête de ce qui a (encore) du sens, en tant que photographe moderne de Diogène sur les
débris de l'Occident. Joyeusement anachronique et archétypal, car la condition humaine est éternelle et
immuable.


Bart a grandi sur les rives de la Meuse, à l'ombre des frères Van Eyck. Dès son enfance, il dessine, grave et
peint, s'inspirant des maîtres flamands, d'histoires historiques, de musique baroque et romantique et
d'opéra. Ses tableaux photographiques sont généralement issus de mythes, légendes et histoires
classiques. Ils racontent (d’un point de vue contemporain) les mythes de la beauté et du pouvoir, de la
passion et de la trahison, de la sensualité et de la brutalité, de la vie et de la mort, souvent avec une touche
légèrement ironique, sarcastique ou humoristique. Les relations hommes / femmes sont souvent inversées
et la morale chrétienne de souffrance et de rédemption est remplacée par un amour optimiste et
généreux. La souffrance ne sauvera pas le monde, mais l'amour, selon sa version de La Dernière Cène (Agnus
Dei, 2014). Les références à l'histoire de l'art, au cinéma et à la littérature abondent dans son travail.

 

Vernissage le samedi 18 mai 2019 à 20.00 suivi d’un verre de convivialité et d’une conférence de l’artiste de
21.00 à 21.45 dans l’auditorium

17/05/2019
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